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Inscrit le: 8/31/2007 Messages: 265 Localisation: Mont-Laurier
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Bonjour,
j'aimerais parlé aujourd'hui de la double contrainte. C'est une situation sans issus perdant-perdant qui est appelé aussi Catch 22, double bind ou injonctions paradoxales.
Voici quelques exemples:
Tout d'abord l'exemple de la provenance de catch 22. Cela vient d'un roman et c'est l'appelation familière que les anglophones donne au concept de la double contrainte. C'est histoire du capitaine Yossarian, navigateur-bombardier de bombardier B-25, qui tente à tout prix de sauver sa peau en simulant la folie dans un monde qui a perdu la raison. Malheureusement pour lui, l'article 22 du règlement intérieur de la base prévoit que « Quiconque veut se faire dispenser d'aller au feu n'est pas réellement fou. ».
On rencontre cette situation aux échecs lorsque le roi est échec et mat. Il est menacé, il doit s'en allé mais il n'y a aucune issue pour s'en sortir.
Des demandes où des ordres s'opposant sont données: "Soit grand mon petit", "ignoré ce panneau". Comme dans le film I Robotoù le robot est programmé pour rester en vie et d'obéir à toute les ordres et qui se fait demander de se désactiver.
Lorsque nous devons répondre à un questionnaire sur notre santé mentale pour être engagé et nous ne pouvons pas mentir. Nous sommes piégé.
Je me rend compte de plus en plus que la double contrainte est l'arme des manipulateurs sadiques ( trad. les osties de crosseurs ).
Je m'apperçois de plus en plus que la double contrainte est je pense une cause de la maladie mentale. Je vais vous donnez un exemple sur ma vie personnel:
Je travaillais pour une entreprise et j'étais gérer par une gestionnaire sadique friande de power tripp. De mon côté, j'allais bien mais elle a commencé à me faire des reproches sous forme de scènes assez infantilisantes merci pour me reproché des petites choses anodines mais qui pour elle était un manque de loyauté à l'entreprise ( elle me reprochait en fait, de ne pas me mettre à ses genoux pour le moindre caprice ). Par la suite elle a commencé par me dire que mon poste n'était plus assuré et qu'il me restait possiblement qu'un mois de contrat et que se serait la fin après.
Dans un contexte de merde semblable, j'ai commencé à avoir des troubles mentaux malgré le fait que j'étais quand même quelqu'un qui resistait au stress. Veux, veux pas, j'ai commencé une hypomanie ( qui était un prélude à une possible dépression ) de type agressive. Une colère intérieur commençait à germer. Je me sentais comme le petit pion qui commençais à s'en rendre compte et qui commençait à être tanné de se faire fourrer. Ce fut le début de mon trouble bipolaire. Je ne connaissait que la définition de la maladie à l'époque.
Et puis un jour, à cause de mon comportement, j'ai été convoqué dans son osti de bureau pour m'expliquer. Elle a rédigé un rapport citant que je pouvais être violent, m'a envoyé en congé forcé et j'ai été pogné à aller voir un psychiatre pour la première fois, le plus trou de cul des six psychiatres que j'ai consulté de ma vie. Étant payé par l'entreprise, son "expertise" penchait déjà pas mal du bord de la machine.
Il a profité de mes réponses sur mes antécédents familliaux pour me monter une expertise peu flateuse remplit d'insultes et de jugements moraux ( célibataires qui pogne pas avec les filles, violent, manque d'auto-critiques etc. ). Évidenment, ma charogne de gestionnaire avait un beau petit document pour me crisser à la porte pour se justifier.
Devant cette injustice et ma perte d'emploi, veux, veux pas, cela a contribué à générer d'autre cycles de haut et de bas. Ce psychiatre est une honte. Il ne respecte même pas le serment d'Hyppocrate qui est "Surtout ne pas nuire". En plus, il le fait pour l'argent dans le privé et non pas pour soigner du monde.
Donc, dans l'histoire, c'est moi qui était violent alors que c'était tout système autour de moi qui m'a harcelé. En plus, j'aurai à supporter toute ma vie cette étiquette de "violent" alors que dans la vrai vie, c'est tout le contraire, j'aime pas les conflits et je suis diplomate sur les bords.
Vous savez, je m'apperçois qu'au delà du côté médical, on se sert de nos diagnotisques pour nous contrôler, suspecter, espionner notre vie privé, nous congédier, nous empêcher de travailler et ainsi de suite. Tout ça avec hypocrisie. À chaque fois qu'une personne atteint de maladie mentale fait quelque chose de bizarre ou un crime, on manque rarement de mentionner qu'elle a un problème de santé mentale même quand la maladie a pas rapport.
Moi je parles à tout le monde, les gens normaux... euh, excusé, je veux dire les gens ordinaires et aussi aux gens qui souffrent de maladies mentales. J'ai un ami schizophrène, j'ai des amis bipolaires, des amis qui ont un trouble de dépressions et des amis anxieux.
Je suis un fans des gens atteint de troubles mentaux et je tiens à faire remarquer que le taux des surdoués est au moins trois fois supérieur à celui de la population en général chez les bipolaires.
Je remarque également que les psychiatres contrairement aux autres disciplines médicales, NE SONT PAS NÉCESSAIREMENT OU ENTIÈREMENT DU CÔTÉ DU PATIENT.
Je constate aussi qu'il ne semble pas avoir vraiment d'organisme à la défense des gens comme nous. Même les détenus sont protégé par un groupe sur les droits des détenus.
J'ai vu des choses qui sont allé trop loin. Je suis en forme pour les premières fois depuis trois ans. Je veux prendre ça easy mais je pense que éventuellement, je vais éplucher les lois et les droits de la personne, et analysé les mécanismes de la grosses machines qui se sert de notre vulnérabilité pour faire ce qu'elle veut sans jamais ( à part la confidentialité des dossiers médicaux ( et encore, il faut le dire vite ) qu'un quelconque mécanisme intervient en notre faveur. Un jour ou l'autre, notre diagnostique risque de nous porter préjudice. Une personne avec un dossier psychiatrique peut vouloir dire violent, invalide, bizarre, imbécile pour les gens qui connaissent pas ça. Nous sommes déjà préjugé dans certaines situations avant d'avoir la chance de se faire valoir.
Il va falloir que certaines choses changent un jour ou l'autre. C'est rendu trop facile de discréditer quelqu'un qui a un diagnostique. En psychiatrie, souvent, c'est des soins d'un bord et un coup de pognard dans le dos de l'autre. On nous demande de nous dévoilé et tout dire de notre vie et après on se sert de l'informations pour nous nuirent, ensuite on se referme pour se protéger et on se fait reproché de ne pas en dire assez pour connaître les soins appropriés! On se fait même dire d'être raisonnable! Ça c'est du vrai double bind.
Les dossiers psychiatriques sont les seules qu'on conserve à vie et sois dit en passant, on n'a commencé à les numérisés depuis quelques années. J'ai même vu une belle petite secrétaire scanné innocenment des dossiers quand je me suis présenté pour aller chercher mon dossier qui parle contre moi-même. J'aimais les lectures désagréable à l'époque ;). Donc, tout ça, s'en va sur support informatique. Je souhaite quasiment qu'un virus démolisse toute. C'est bien la première fois qu'un virus me rendrait service.
On demande notre consentement signé, alors qu'on est en crise ( on a pas toute notre tête ) pour se faire évaluer! Faut-tu être cruel, cave et inconséquent.
J'en ai plein mon casque de ce système pas mal plus fou que moi, ça fait longtemps mais c'est la première fois que je commence à avoir les ressources pour commencer à examiné ce système au zone grise placé intentionnellement pour nous contrôler.
D'après-vous, qui est le plus fou?, nous ou eux, moi j'ai ma réponse.
Voilà, j'attend vos commentaires... les réponses peuvent tournées sur les différents thèmes ( pas juste la double contrainte ) abordés dans mon sujet. Au pire on pourra les séparer.
Jeff
Passer un certain seuil de connaissances sur la maladie mentale, on ne peut plus juger le malade, c'est impossible, on peut juste observer, constater et être ébahi par la complexité du problème qui est à la fois psychologique et physique.
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Inscrit le: 8/25/2009 Messages: 37 Localisation: St-hubert
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Salut Jeff,
je trouve que tu as bien raison dans l'ensemble.. mais tu es tombé sur un mauvais psychiatre, il y en a des bon malgré tout..
Je me rappel qu'a l'hôpital on me demande de signer des papier lorsque je suis en pleine psychose et incapable de comprendre ce que je signe.
Ensuite lorsque je commence a aller mieux , je demande de quitter l'hôpital, mais on refuse tant et aussi longtemps que le psy décidera de ma liberté.
Pourtant j'avais été a l'hôpital de mon plein gré, je devrais pouvoir sortir de mon plein gré aussi, je n'était pas une menace pour personne ni pour moi même.
Quand je commence a croire que toute le système est construit pour nous contrôlé on me regarde comme si j'étais paranoïaque.. sauf que c'est simplement le fait de voir la situation d'un autre angle. Les gens qui ne sont pas dans notre situation ne peuvent pas voir la réalité comme nous. Sérieusement, combien de caméra vont te filmer si tu décide de partir de chez toi et rendre au cinéma centre ville... Il y a la une surexploitation du système de contrôle de la société...
La machine est rendu tellement grosse que on ne peut pas se battre contre elle lorsque l'on est tout seul...
Regarde bien, par exemple.. moi j'ai été attaché a l'hopital lors d'une pshycose.. J'ai demander a avoir une copie de mon dossier medical, et lorsque je l'ai lu, j'ai vus que ce n'était pas ecrit dedans.... Dans le dossier, ils ecrivent pas tout.. Imagine ensuite que tu veux les actionner.. Juste te payer un avocat ou meme en trouver un qui veux bien faire ce genre de cause (maladie mentale) c'est presque impossible.
bye. gp
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Inscrit le: 1/13/2006 Messages: 7
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Allo!
Tout un sujet ca! mais c'est tellement vrai. Dans mon cas mes problèmes se sont révélés pendant et surtout après un mariage avec un conjoint qui me faisait de la violence psychologique. Suite à ca j'ai rencontré un psychiatre et naturellement quand j'ai voulu aller en cours pour la garde des enfants (il s'est sauvé avec dans une autre ville...mais c'est une longue histoire) il m'a dit que si je faisais quoi que ce soit contre lui, il prouverait que je suis folle. Alors le fait que je demande de l'aide s'est pratiquement reviré contre moi. De plus, à cause de ma condition je ne peux pas aller en cours je suis beaucoup trop émotive et mes nefs ne le supporte pas. Bref après 3 ans sans avoir vu mes enfants, j'ai pu réussir à les revoir mais pour éviter un procès j'ai du lui laisser la garde de mon plus jeune (mon plus vieux a maintenant 18 ans) et comme il demeure loin j'ai droit à quelques visites par année. Lui, il s'en tire avec quoi? rien
On m'a diagnostiquée tpl il y a 3 ans et on voulait me faire suivre une thérapie à raison de 2 jours semaines, mais quand j'ai dis que j'avais besoin de travailler, ils m'ont proposé d'avertir mon employeur pour que je sois libre ces 2 journées là. Ben oui qui va engagé une personne dans ces conditions là??? Et la maladie mentale est si bien comprise !!!
Est-ce que c'est ca avoir de l'aide?
désolé pour cette petite montée de lait..mais cibole que ca défoule lollll
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Inscrit le: 8/31/2007 Messages: 265 Localisation: Mont-Laurier
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Bonjour,
effectivement je suis vraiment tombé sur un narcissique qui méprise son patient et qui nous pitche de la poudre aux yeux avec des diplômes gros comme le bras, un statut social et de l'expérience. Ça me dérange plus ou moins d'avoir affaire à un bon/mauvais psychiatre, l'affaire est que cette entrevue est tombé vraiment dans le pire des timing. Peut-être qu'un jour, je vais porter plainte aux collège des médecins, je ne sais pas, mon opinion va évoluer d'ici-là.
Je dois dire que j'ai rencontré son opposé, un vrai top, je serais prêt à payer juste pour passer une heure avec pour jaser, juste pour savoir comment il pense, lui, était vraiment différent des autres. J'ai sentis qu'il connaissais la "game". Malheureusement, je ne l'ai vu que pendant cinq minutes et je ne connais pas son identité. C'était surprenant, car c'est le plus jeune que j'ai rencontré. Il avait pas plus que 10 ans de plus que moi. L'expérience ne fait vraiment pas foi de tout.
Je ressent de la colère en moi mais j'aime autant ça comme ça. Je m'efforce de toujours gardé mes sentiments et émotions près de moi. Je les utilise pour comprendre le monde autour de moi. Sans mes feelings, je me sens pas si bien que ça car j'ai l'impression d'avoir perdu mon gouvernail et une partit de mon âme. J'aime pas fonctionner en mode purement rationnel et intellectuel. Je suis pas un osti de robot et j'aurai jamais le crâne assez mou pour me laissé convaincre de les abandonnés complètement.
Je ne crois pas aux émotions "négatives" et "positives". Je crois plutôt aux émotions "agréables" et "désagréables". Donc, j'essais pas de stopper mes émotions désagréable, je les vis comme toute les autres et elles m'apportent beaucoup en expérience et compréhension. De toute façon, c'est vraiment néfaste de tout garder en dedans.
jralexe, ton exemple arrive en plein dans le mile dans le concept de double contrainte. On te pique en te déclarant tpl ( autrement dit "crisse de folle" dans des beaux petits mots bien enveloppés ) de manière officiel, conventionné socialement ( comme si toute la population était d'accord avec ce fait car le docteur est le représentant de la société pour ce problème qui te concerne ). Ensuite le marie qui utilise ce fait scienment pour te contrôler et visant exactement ton point faible de manière sauvage et sadique. Quand est-ce que lui va passé devant le tribunal des fous pour ses agissements antipathiques et manipulateurs, jamais. UNE PERSONNE QUI N'A JAMAIS PASSÉ DEVANT UN PSY DE SA VIE EST CONSIDÉRÉ OFFICIELEMENT COMME QUELQU'UN DE NORMAL ET ÉQUILIBRÉ. Ça s'est une autre injustice.
Ensuite, tu perd la garde de tes enfants, ce qui te fragilise davantage et tu t'enfonces avec une impression que tu ne contrôles plus rien et ensuite la panique arrive et tout s'enchaînent t'entraînant dans le désespoir et la destruction de ta zone de confort vital.
Le meilleur exemple de ce phénomène au cinéma qui me vient en tête est la situation de Anakin Skywalker qui devient de plus en plus mauvais, s'enfonçant dans le côté obscur de la force dans la série Star Wars.
Je pense que Georges Lucas a donné une belle définition entre le bien ( côté jedi ) et le mal ( côté obscur ). Je vois que le concept est basé sur la double contrainte. Un jour Yoda, dit a Luc qu'on ne revient jamais du côté obscur une fois qu'on est dedans. On y voit d'ailleurs un Darth Vador s'enfonçant toujours davantage dans l'autodestruction ( il perd même au moins la moitié de son corps physique, ce qui est très symbolique ). Heureusement Yoda se trompe et nous cela nous donnent un bel espoir. La série est absolument géniale, touchante, créative et beaucoup plus psychologique qu'on pourrait peut-être le croire. Ce qui est génial avec cette série, c'est qu'elle est multi-âge et multi-niveau, c'est à dire qu'autant un enfant de cinq ans va adoré le film, autant un adulte mature va tout aussi l'aimé mais le voir sur un "autre étage". Ce qui est extrêmement rare au cinéma. La plupart des films ciblent un marché précis et tout est fait pour que ça rapporte la plupart du temps tassant un peu par le fait même les possibilités de créativités pures.
Un autre exemple vraiment génial au cinéma de la double contrainte est la série Le Parrain. À la fin le Parrain dans le trois fait tout pour se sortir du milieu criminel mais il y'a toujours une contrainte qui l'empêche de sortir. D'ailleurs sa phrase où il dit "Just when I though I was out... they put me back in" restera à jamais gravé dans ma mémoire.
Présentement, peut-être, avons nous un point points positifs à remarquer. Présentement avec l'informatique et la télécom, nous assistons à un véritables assault sur notre vie privé. Avec Facebook, YouTube, twitter etc. Les gens normaux commence à se faire crosser comme nous avant. Certains n'ont pas obtenu un emploi parce que l'employeur les a vues sur facebook en train de fumer un bat et ce, même si la photo n'était pas sur leur compte comme par exemple celui d'une lointaine connaissance. Certains se font accusés parce qu'une vidéo comprettante a été trouvé sur Youtube. La GRC veut faire actuellement changer une loi leur permettant de voir nos download sur internet en obligeant les fournisseurs de clients à les trahir. Encore une double contrainte, le fournisseur qui doit "tué" son client. On se retrouve devant des situations qui n'existaient même pas il y'a a peine 5 ans.
Ça va barder tout à l'heure. Je commence déjà à m'installer sur ma chaise avec mon pop corn pour voir ce feu d'artifice. Il va y'avoir une crise bientôt par rapport à la vie privé et à ce moment-là, on sera peut-être mieux écouté par les petits parfaits qui se sont fait pogner à faire des petits péchés en cachette à cause d'internet pour la première fois de leur vie et qui vont commencer à nous comprendrent. Si ça continue, les compagnies trouveront plus personne à qui ont ne peut rien reprocher.
Jeff
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Inscrit le: 2/6/2010 Messages: 2 Localisation: Montreal
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Intéressant comme analyse.
Je me demande si la majorité des gens qui ont reçus des soins ne sont pas passés par ce genre de mauvaises expériences.
Ce qu'il faut noter en plus est que si l'on se dirige vers un système de santé privé (ce que je crois fortement), toutes les données -véridiques ou erronés- d'un diagnostique risquent de se retrouvés un peu partout. Une fois numérisé, c'est impossible de savoir qui est en possession des dossiers des patients selon moi. Toute comparaison est boiteuse mais il me semble que cela pourrait ressembler aux dérives vécus par beaucoup de gens avec les historiques de crédits (éqifax et autres compagnies).
Je ne sais pas si c'est techniquement possible avec ce forum, mais il serait intéressant de faire un sondage qui permettrait de savoir si consulter a été bénéfique ou néfaste pour la majorité des gens.
Peut-être est-il préférable de vivre avec la maladie malgré l'incapacité total de fonctionner académiquement, socialement et de façon professionnelle ?
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Inscrit le: 8/31/2007 Messages: 265 Localisation: Mont-Laurier
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Bonjour tplnondiagnostique,
je dirais que la majorité des patients aiment et sont satisfaits de leurs soins. Cependant, il y'a une grosse minorité de gens qui contestent le système psychiatrique. Je fais partis des contestataires à titre de simple citoyen. Je ne fais pas partis d'aucun groupe antipsychiatrique. Je tiens à garder mon indépendance. Les contestataires ne sont pas nécessairement des patients mais regroupe assez étonnament beaucoup de psychiatres. Un des plus critiques est justement probablement le psychiatre le plus célèbre de la planète, Thomas Szasz.
La controverse fait rage sur le travail de la psychiatrie de par son rôle à discriminer, contrôler ou enfermer certains citoyens à partir de canevas non scientifique qui permet de distinguer les désirables des indésirables sous l'excuse que la personne est un danger pour la société ou "qu'elle n'a pas le contrôle" de son esprit qui sont parfois de la poudre aux yeux pour caché un but primaire de coercition et non de soin médical à proprement parler. Cela permet par exemple de contrôler certaines personnes qui n'ont pas commis de crime.
C'est surtout le rôle autoritaire conféré aux psychiatres qui est contesté. En second lieu, ils y'a la culture et les dogmes concernant la définition du paradigme de la maladie mentale imposé par cette association ( APA ) de professionnels. Elle empêche de manière active toute les idées ou théories créatrices qui franchement quelques unes m'ont amené sur des pistes intéressantes qui mériteraient d'être connues et à tout le moins étudiées. Elle s'est approprié du titre d'organisme officiel qui régente la vision de voir et de traiter la maladie mentale.
Évidemment, mon vécut est très différent de la majorité. J'ai vécu l'internement, la perte de mes droits, perte en arbitrage dans un contexte qui favorise l'injustice et l'humiliation. Cherchez pas trop loin la source de mes frustrations par rapport à ce système.
À cause de mon expérience, je suis beaucoup plus sensible au côté noir de la psychiatrie. Si vous êtes satisfais de vos soins, je n'y vois pas de problème et moi aussi, je suis actuellement satisfais des miens car je suis moi aussi un patient. Je ne veux pas non plus mettre tout les intervenants dans le même panier et dire que c'est une "gang de pas fins". Ils y'en a qui travaillent forts et qui mérite mon respect. Cependant, je constate que le système mériterait qu'on s'y attarde au moins au niveau des observations.
Je connais très bien la dynamique patient-psychiatre par des expériences dans plusieurs situations différentes. J'ai une expérience intra-mural de la maladie et j'ai également une expérience extra-mural.
Tout cela me permet de concocter ma propre façon de voir les choses et sans prétendre que j'ai raison, je suis absolument choqué des intervenants qui se prétendent les spécialistes sans ( souvent ) aucune expérience personnel concrète de trouble mental et qui nous disent comment voir notre état et comment le gérer. Et comme je disais précédemment, toute les idées qui viennent d'ailleurs sont bloquées même si ( surtout ) elles viennent du patient. Il va sans dire que ma façon de voir est passablement différente des définitions officielles des maladies mentales.
Je déteste cette obédience complaisante pour des gens qui s'imaginent savoir mais qui en vérité en savent si peu. Les lacunes de leur paradigme sont beaucoup trop compensées par leur pouvoir octroyé par les autorités. Cette certitude artificielle est véritablement un danger pour l'image sociale des gens à qui on a affublé un diagnostique de maladie mentale. On enlève à ces personnes des protections légales de manière volontaire pour accroître l'efficacité de l'autorité qui utilise le système psychiatrique.
Je dénonce les diagnostiques prononcés de manière unilatéral par l'intervenant sans le consentement du patient et qui déincarne l'âme du patient pour l'empêcher de justifier son état. Par respect, le patient doit être celui qu'on écoute en priorité, car c'est lui qui en sait le plus sur ce qui se passe dans sa tête. Forcer le patient à s'autodéclarer "malade mentale" est l'insulte à l'injure. On y voit parfois le mépris de celui qui se dit là pour nous aidés qui dévoile ainsi son hypocrisie abjecte.
J'aimerais un jour écrire un livre sur le sujet. Il y'a énormément de choses à dire et à savoir. Je trouve qu'il y'a trop de livres écrit par des spécialistes. À quand, un vrai livre écrit par les vrais acteurs, ceux qui sont véritablement sur le terrain? Un vrai témoignage humaniste donc par extention pro-patient.
Jeff
Passer un certain seuil de connaissances sur la maladie mentale, on ne peut plus juger le malade, c'est impossible, on peut juste observer, constater et être ébahi par la complexité du problème qui est à la fois psychologique et physique.
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Inscrit le: 2/6/2010 Messages: 2 Localisation: Montreal
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Merci Jeff pour cette réponse très complète.
Pour toutes ces raisons, je préfère vivre avec la maladie (ou trouble) que de consulter. Je crois que nous sommes tous mis à tort dans le même panier. Je n'ai jamais été un danger pour autrui mais je crois que la stigmatisation des spécialistes permet d'envisager quel enfer ce serait à l'extérieur des soins médicaux. Je ne peut donc pas être satisfait ou mécontents des soins car je n'en reçoit aucuns.
Pour ce qui est de l’ego gonflé et irrationnel des spécialistes, je crois que cela touche bien d'autre domaine (dans la santé ou autre). Cette problématique a été bien démontré dans le reportage intitulé Médecine sous influence qui parle de la gestion et pensée des médecins dans le domaine des enfants prématurés.
Malheureusement pour les diagnostiques unilatéraux des médecins, je pense que cela ne changera jamais dans le monde des gens souffrant de maladie mental car la quasi totalité des gens associent maladie mental à une incapacité de réfléchir. Il est vrai que cela peut-être le cas mais je ne crois pas que ce le soit dans toutes les circonstances.
Je ne crois pas que ce sera possible d'avoir un livre écrit par les gens de terrain. Cela impliquerait jusqu'à un certain point de tourner le dos à leurs organisations professionnels, leurs syndicats, leurs patrons et collègues. Qui serait prêt à risquer sa carrière ?
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Inscrit le: 8/31/2007 Messages: 265 Localisation: Mont-Laurier
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bonjour tplnondiagnostique,
on parle du système psychiatrique mais rien ne t'empêche de consulter un psychologue dans le privé pour te conseiller et plus tard consulter un psychiatre dans le privé. Il doit avoir moyen de jaser un peu avec un professionnel sans se faire littéralement observé en clinique externe comme une bête de cirque.
C'est cette espèce d'hystérie qui est stressante chez certains thérapeutes. Ils ont tout suite déployés la grosse artillerie dans mon cas, c'était vraiment pas approprié et c'est assez paniquant de voir cette panique à travers les yeux des soignants.
Pour ce qui est de la sécurité de l'information, mon opinion diffère. Contrairement à toi, j'aurais plus confiance à par exemple, une petite clinique privé qu'au système de santé publique. Dans le privé, tu n'es plus un patient mais un client. C'est toi qui paye et l'intervenant travaille vraiment pour toi. De plus, comme le client paye, l'intervenant à plus tendance à générer une dynamique positive. Il va plutôt faire ressortir les aspects positifs de la personne et oublier les aspects négatifs qui peuvent blesser inutilement l'ego du patient.
Je trouve que dans le publique, il y' a un petit côté "police". On cherche à savoir si le patient est dangereux ou non, d'abord, pour ensuite le soigner. Comme le patient ne paie pas, les soignants savent que peu importe le pronostique du patient, ils auront leurs chèques de paye. Si le patient s'en sort tant mieux, sinon, c'est pas plus grave que ça.
Dans le privé, les deux ( il n'y a pas de tiers ) parties ont le même objectif, c'est à dire, ils veulent que les choses se règlent et travaillent dans le même sens.
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Au niveau de la sécurité de l'information, c'est vraiment à surveiller. Pour l'instant, ça fonctionne encore selon l'ancienne méthode. Si vous déménagez, l'hôpital doit importer le dossier du centre d'origine. Ça m'étonnerais qu'à partir d'un hôpital donné de la province, qu'on puisse consulter un dossier appartenant à un autre hôpital via le réseau informatique. Je pense pas qu'on soit déjà rendu là au niveau de l'implémentation, mais techniquement c'est très faisable. Le patient doit donner son accord pour qu'on puisse aller chercher son dossier ailleurs.
Informatiser les dossiers médicaux apportent beaucoup d'avantages mais aussi beaucoup d'inconvénients. Avec l'informatique, l'information se répand très rapidement et il est par la suite pratiquement impossible d'aller rechercher l'information. Elle est également extrêmement portable. Un dossier de 200 pages peut facilement se transporter sur une micro carte SD plus petite que l'ongle d'un pouce caché dans un cellulaire.
En général, les réseaux informatiques privés sont d'une façon ou d'une autre connectés sur le réseau internet, on donne ainsi de facto, accès à n'importe qui connecté sur l'internet. De toute façon, privé ou non, les données transitent par les mêmes lignes. La sécurité informatique n'est pas encore au point et ne le sera jamais parfaitement. C'est sûr que le commun des mortels est incapable de pirater un réseau informatique. Mais quand on constate que par exemple un jeune de 15 ans sans formation mais passionné d'informatique a été capable de pirater des sites web notoires comme Amazone à partir de chez lui, il y' a de quoi se poser des questions.
Mais si c'était juste ça! Le problème c'est pas le jeune nerdz qui s'amuse à défier la sécurité informatique dans sa cave pour le fun. Le vrai problème, se sont les attaques faites par de véritables professionnels payés carrément par des groupes gouvernementaux et d'importants groupes privés. Le piratage est une business. Récemment, Google et Facebook ont été attaqué. Pensez-vous vraiment que le réseau de la santé du Québec a une sécurité informatique plus performante que la corporation Google!!!???
C'est bien beau le progrès, mais encore faut-il connaître tout les tenants et aboutissants d'un changement administratif aussi majeur. Ceci étant dit, je ne sais pas qu'elle est la position du ministère de la santé et jusqu'à quel point ils ont l'intention de pousser l'informatisation. Je leur fais confiance mais pas aveuglément.
J'aimerais également ajouter que même si on aurait le meilleur système de sécurité informatique au monde. Il suffirait de corrompre un seul employé ayant des droits d'accès suffisants et celui-ci pourrait ramasser l'entièreté des dossiers médicaux d'un hôpital et les mettre sur un simple disque dur externe sans que personne ne s'en rendre compte. Le piratage comporte non seulement un aspect technique mais également un aspect humain.
Un pensez-y bien.
Jeff
Passer un certain seuil de connaissances sur la maladie mentale, on ne peut plus juger le malade, c'est impossible, on peut juste observer, constater et être ébahi par la complexité du problème qui est à la fois psychologique et physique.
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Excuse-moi tplnondiagnostique,
j'ai plutôt répondu à ton avant-dernier message sur la sécurité de l'information. Je reviendrai plus tard pour la suite...
Jeff
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